Jeudi 21 Août 2008 |
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N°69 - ÉTÉ 2008Une montre pour la vie Le développement de la passion pour les montres, dont nous constatons chaque jour un peu plus la réalité, provoque des mutations d’importance chez tous les acteurs de l’horlogerie :
les manufactures, les détaillants et les clients. Dans les manufactures c’est la surchauffe, une activité et une créativité débridées, avec la nécessité d’agrandir les bâtiments et la difficulté, de plus en plus grande, de recruter des horlogers. Un métier d’avenir pour ceux que cela tente ! Une croissance et des succès qui parfois donnent le tournis et incitent à bouleverser les règles du jeu. Ainsi beaucoup de marques créent leurs boutiques, un peu comme dans la mode, et les détaillants, multimarques par vocation, y voient une concurrence déloyale. Pour l’amateur c’est aussi peut-être la fin programmée d’une relation précieuse avec le spécialiste indépendant. Inquiétude. La passion pour certains modèles de certaines marques suisses particulièrement recherchées engendre des phénomènes de tension et d’incompréhension sur lesquels planent même les accusations de refus de vente. Enfin devant l’engouement caractérisant certains pays, doublé d’un pouvoir d’achat indexé sur les cours des matières premières, les horlogers sont engagés dans une spirale inflationniste qui peut faire peur. Certes la qualité des montres, mouvements comme habillage et bracelets progresse énormément, mais les prix… Avant on s’achetait une montre pour la vie, son prix devenait donc très vite sans importance, aujourd’hui en mettant les montres à la mode on a fait de cette passion un passe temps ruineux. N’est-ce pas un jeu dangereux ? |
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